Mieux connaître l’ESSA travers le guide que nous vous proposons …définitions, chiffres, témoignages, outils d’accompagnement et de financement… Partons ensemble à la découverte d’un secteur dynamique et créateur d’emplois. Principes et ActionsFaire le choix de l’économie sociale et solidaire, que l’on soit bénévole dans une association, salarié dans une entreprise d’insertion, sociétaire d’une mutuelle ou associé dans une coopérative, c’est décider d’entreprendre autrement. Entreprendre, parce que les structures de l’économie sociale et solidaire créent de l’emploi, des richesses, offrent des services et participent au développement économique des territoires. Entreprendre autrement, parce que l’activité économique est mise au service d’un projet sociétal. Et que l’objet social prime sur le capital. Trois principes guident l’action : •Un mode de gouvernance démocratique et collectif Les structures de l’économie sociale et solidaire sont des groupements d’individus, des projets collectifs. Les dirigeants sont élus par l’ensemble des adhérents ou les instances de décision qui sont collectives. L’adhésion doit être libre et le principe “d’une personne = une voix” permet à tous de bénéficier du droit de vote. •Une finalité citoyenne Non-lucrativité ou lucrativité limitée selon les cas. Le résultat économique est mis au service du projet de la stucture. Le service rendu prime sur le profit et l’entreprise est au service de la personne humaine. Le patrimoine est collectif, les réserves impartageables. Les entreprises sont ancrées sur un territoire et en prise avec un intérêt collectif. Elles sont indépendantes. •Une activité économique Production de biens ou de services, création de richesses, d’emplois et
d’utilité sociale, sur des secteurs concurrentiels ou non, dans l’économie
marchande et non marchande, l’économie sociale et solidaire cherche
la “performance globale” : rentabilité économique et efficacité sociale.
Les StructuresL’économie sociale et solidaire est en plein essor et avec près de 2 millions d’emplois, elle est un secteur important de l’économie. Pourtant, elle recouvre des réalités bien différentes, tant dans l’offre de services ou de biens qu’elle propose que dans le statut juridique des établissements. Les mutuelles En France, elles protègent 9 français sur 10. Ce sont des personnes morales
de droit privé à but non lucratif, ce qui ne les empêche pas de réaliser des
excédents mais qui les contraint à les réinvestir dans le fonctionnement de
la mutuelle et l’amélioration des services rendus. Leur principe de base est
la solidarité. On distingue :
Les coopératives Une coopérative est une entreprise dont la propriété est collective, où le
pouvoir est exercé démocratiquement et dans laquelle des personnes se
sont volontairement regroupées en partageant les “parts sociales” de la
structure. On compte 5 grandes familles de coopératives :
Les associations La définition d’une association, selon l’article 1 de la loi du 1er juillet 1901, est
“la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun,
d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre
que de partager des bénéfices”. C’est dans les faits un groupement de
personnes qui dans une démarche volontaire, autonome et personnelle,
s’associent autour d’un projet commun et qui fixent dans leurs statuts l’objet,
le mode d’organisation et les moyens de l’association.
C’est la forme la plus répandue des structures de l’économie sociale et
solidaire. Beaucoup d’entre elles ont en charge la gestion de services de
proximité, d’utilité sociale et/ou locale (aide aux personnes âgées, crèche,
cantine scolaire, syndic de copropriété, etc.).
Les fondations, les syndicats, les entreprises insérantes… sont également recensés parmi les formes de statuts relevant de l’économie sociale et solidaire. Les ChiffresEn France, l’économie sociale et solidaire représente
près de 12% des emplois salariés, 10% des établissements et 9,5% de
la masse salariale du secteur concurrentiel.
En Rhône-Alpes,10%des emplois salariés de Rhône-Alpes, soit 220 000 emplois, sont issus
du secteur de l’économie sociale et solidaire. Les 23 000 associations,
coopératives, mutuelles présentent en Rhône-Alpes constituent 13,5% des
établissements de la région.
Dans l’Ain, l’économie sociale et solidaire est inégalement
développée d’un territoire à l’autre. Elle est très présente dans les
zones rurales, certaines zones touchées par le chômage ou des
zones d’implantation de grands établissements comme Belley et
Bourg-en-Bresse. Elle est moins présente sur les secteurs fortement
industrialisés ou à forte croissance démographique, vers Oyonnax
par exemple ou sur la Côtière.
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